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SALIM
HAIDARA : L'IMPLACABLE ARTISTE
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Il
est des hommes qui
par leurs hauts faits
s'immortalisent. D'autres
demeurent des éternels
bâtisseurs anonymes
dont les mérites
ne sont connus qu'à
titre posthume.
Dans
le domaine de l'art
surtout musical, Salim
Haidara a trimé
efficacement.
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Il
a tout donné et continue
à donner de lui même
aux différentes formations
orchestrales, depuis l'indépendance
jusqu'à nos jours.
Pour preuve la dernière
biennale dont il a été
une des chevilles ouvrières.
En
effet, le nom de Salim se
confond avec l'histoire
du Ségou Jazz, de
la Renaissance, de l'orchestre
régional, du Super
biton et de l'Ensemble instrumental
régional.
Meilleur
guitariste solo, deux fois
de suite en 1970 et 1972,
lors de la Biennale, Salim
n'a jamais cessé
de mettre son talent à
la disposition de Ségou.
L'homme
a aussi donné à
l'ensemble instrumental
régional ses lettres
de noblesse. Depuis 1984
jusqu'en 2003 soit 5 biennales
d'affilée (il y eut
un intermède entre
1990 et 2000) Salim et son
ensemble instrumental ont
remporté à
chaque fois la première
place.
Qui
dit mieux ?
C'est
un palmarès qui s'est
bâti sur la patience
et la rigueur d'un sexagénaire
qui n' a bénéficié
d'aucune distinction, exceptée
celle collective du Super
Biton. Qui ne se souvient
des jeunes musiciens de
l'Orchestre Balazan ? C'est
le label Salim.
L'homme
n'est pas un désœuvré.
Loin s'en faut. Cependant,
il est nécessairement
temps de prêter une
certaine attention à
ces denrées rares
qui ont fait notre histoire
musicale, une histoire qui
se fonde sur des faits et
gestes de tous les acteurs
sans parti pris.
Ne
dit on pas que " Miri
dé bi gnô kè
dolo ye " autrement
c'est après mûre
réflexion et à
bout de patience que le
mil est transformé
en dolo ( bière).
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