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SADA
TOURE : PIONNIER DES MEDERSA
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L'homme
avait une obsession
dans sa vie : la medersa.
Et un désir :
y mourir. Mais
Dieu, dans sa miséricorde,
en a décidé
autrement. Sada
est mort le mardi 1er
juillet 1997, sur les
hauteurs de l'hôpital
du Point G de Bamako.
Une immense perte pour
le monde de l'islam
et dont certains n'ont
pas hésité
à le comparer
à un grand chêne
qui tombe. Tant l'homme,
pendant près
d'un demi siècle,
s'est consacré
à la fois religieuse,
à l'islam qu'il
a protégé
et propagé, selon
lui, contre les déprédateurs
(voir livre les Perles
Précieuses). |
Pourtant
il aurait pu devenir de
ces commis ou rédacteurs
d'administration qui sortaient
de nos grandes écoles
si un mal des yeux ne l'avait
contraint à abandonner
ses études lorsqu'il
fut admis à l'école
Terrassons de Fougères
Néanmoins,
le jeune Touré suivra
son père, un marabout
dans ses pérégrinations.
Cependant entre le Niger,
le Nigeria et la Haute Volta
aujourd'hui Burkina Faso,
il s'exercera dans le commerce
du bétail et la couture.
En 1945 il revient au bercail
et est vite incorporé
dans l'artillerie de réserve.
Au
moment d'embarquer, l'Allemagne
capitula. Sada retourna
à sa foi : la medersa.
Il ouvre sa première
école dans l'actuelle
maison de Dramane Coulibaly
à Darsalam (Niger
king) ex maire de Ségou.
Il en créera d'autre
à Cinzana, Bamako,
Koutiala et Ségou
dont la plus célèbre
est celle d'Hamdallaye où
d'éminents religieux
sont passés tels
Sidi Mohamed Djiré,
Sidi Bekaye Kounta et bien
d'autres…
Sada
est l'auteur d'un certain
nombre d'ouvrage : "Mohamed
et sa mission ", "Les
perles précieuses",
"L'Eglise actuelle
est-elle chrétienne
ou polynésienne ?".
Des prêches, des conférences,
Sada les a tenues au Qatar,
au Maroc, en Algérie,
en Arabie Saoudite et en
Union Soviétique.
Serviable, humble et généreux,
l'enfant de Dougouninkoro,
né en 1913, laisse
une veuve et une vingtaine
d'orphelins.
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