HOMME DE
L'ANNEE 2003 A SEGOU
COMMUNE DE PELENGANA : LE MODELE
|
C'est devenu
une tradition ! Les
populations de Ségou,
chaque fin d'année
attendent de savoir
qui parmi elles sera
couronnée l'Homme
qui a le plus marqué
l'année qui s'achève.
Non pas par ses largesses
mais par des actions
dignes d'intérêt
public.
|
Sur
l'ensemble de vos propositions
qui portaient sur des personnes
physiques et morales notre
choix pour cette 9eme édition
s'est porté sur l'ensemble
de la collectivité
territoriale de Pelengana
que dirige une mairie loin
de tout reproche et cela malgré
moult problèmes que
connaissent aujourd'hui nos
jeunes communes.
Là
où de vieilles municipalités
ont subi tout au long de leur
mandat un échec total
(la gestion de la cité
) la Mairie de Pelengana depuis
son fonctionnement en 1999
est considérée
comme la vitrine de nos collectivités
territoriales.
C'est
le résultat du travail
d'une équipe municipale
qui a privilégié
l'action dans la pluralité
des opinions, d'un personnel
d'appui qui s'est toujours
soucié du service public
et d'une population dont le
civisme ne s'est jamais départi
lorsqu'il s'agit des grandes
œuvres de la collectivité.
Voilà
pourquoi les partenaires de
cette commune ne rechignent
pas à l'accompagner
tant il est vrai que l'adage
dit " Aide toi et le
Ciel t'aidera ". Le couronnement
de la mairie de Pelengana
partant de toute la commune
est le signe grandiloquent
que la décentralisation
est un gage de réussite
de nos populations si tant
il est vrai que leur destinée
se trouve dans leur main et
que personne ne viendra faire
leur développement
à leur place.
COMMUNE DE
PELENGANA : LES TRAVAUX D'HERCULE
DE LA MAIRIE
Rarement
depuis que cette initiative
existe en 1995, il ne fut
pas difficile de départager
les protagonistes au trophée,
que cette année.
Pèle
mêle, vous avez cité
Moussa Sylla de Somafert ,
Radio Sido, la Coordination
des Jeunes à travers
son président Kida
Sissoko, la Jeune chambre
Economique, Bakoroba Diema,
le PDG de l'Office du Niger,
Balel Agne et bien d'autres.
Mais incontestablement la
Mairie de Pelengana submerge
du lot.
Pourtant,
combien sont ils, qui ont
parié sur la réussite
de nos collectivités
à l'annonce de leur
effectivité ? Ils sont
donc légion ceux qui
ont avoué que nos populations
ne sont pas assez mûres
pour faire de la décentralisation
un véritable point
de départ de notre
développement. Pelengana
fait véritablement
école dans toute la
République du Mali.
C'est le point de vue partagé
par l'ensemble des acteurs
de ce processus et de bien
d'autres observateurs.
Et
c'est pourquoi le ministre
de l'administration territoriale
et des collectivités
locales qui a eu la primeur
de la nouvelle a promis d'être
avec nous, après demain
mercredi pour être de
la fête au Cientiguiba
Dante.
Le
Général Kafougana
Kone est un farouche défenseur
des jeunes communes naissantes,
qui a souhaité au mois
de juillet dernier après
l'inauguration de la Mairie
de Pelengana, que cette action
fasse des émules. En
effet, cette réalisation,
symbole parmi les nombreuses
actions de Pelengana, qui
plus est, sur fonds propres
aura coûté près
de 30 millions de F CFA. Des
bureaux à étage,
qui ont permis de donner un
rendement appréciable
mais surtout d'exécuter
le plan du programme de développement
économique social et
culturel 2002-2004 de la commune.
Ceci s'est traduit dans le
domaine de l'éducation
par la construction de 6 salles
de classe à Pelengana
Sud avec l'appui de Alphalog,
la réfection de l'école
de Banankoro pour près
de 3 millions de F CFA , la
clôture de l'école
de Pelengana pour 1,5 million
de F CFA , l'appui à
toutes ses écoles de
fournitures scolaires chaque
année académique
aussi bien que le payement
régulier des salaires
des enseignants communautaires.
Les villages aux voisinage
de Ballé ont pu se
doter d'un pont moderne à
hauteur de 7 millions de F
CFA tandis que ceux de Fanzana
et de Fahira ont vu leurs
puits rénovés.
Toutes les pompes manuelles
de la commune ( une trentaine
) sont opérationnelles.
En
outre toutes les grandes artères
de Pelengana reçoivent
régulièrement
leur couche de latérite
( plus de 4 millions de F
CFA ont servi sur fonds propres
pour la dernière opération
) quand ce ne sont pas les
caniveaux qui sont toujours
sous contrôle et surveillance.
Au moins 25 millions de F
CFA ont pu être nécessaire
pour construire le CSCOM de
Pelengana qui vient tout dernièrement
de bénéficier
de la climatisation. En outre
la maternité de Banankoro
a été refaite
par les soins de la mairie
qui s'occupent en ce moment
des travaux de construction
d'un dispensaire. Des handicapés,
au mois d'octobre, ont bénéficié
de la solidarité de
la collectivité à
travers dons et branchement
d'électricité
dans leur concession. Le cimetière
du village a subi cette année
une attention avec une clôture
en haie vive. La liste n'est
pas exhaustive car les organisations
féminines sont régulièrement
accompagnées dans leur
effort alors que dans le domaine
du sport et des arts la mairie
reste le seul pourvoyeur.
Enfin
voici la seule commune rurale
du pays qui s'est dotée
d'une brigade de gendarmerie
territoriale à ses
frais.
UN
PEU D'HISTOIRE
Il
faut remonter au règne
de Biton Coulibaly entre 1710
et 1755 pour se rappeler de
la création du village
de Pelengana. La tradition
populaire dit d'ailleurs que
la zone de Ségou c'est
à dire " Segu
dugu " renferme trois
villages vaillants "
Segu gana dugu ye saba : Pelengana,
Welengana ani Konidimini ".
Jadis, le lieu était
un passage des " Koulé
" de Koutiala , des forgerons
habiles dans la coupe des
arbres et dont les descendants
finirent par se stabiliser
sur les lieux. Biton Coulibaly
installa donc sur les sites
de l'ancien village actuel
Yoro dit Kanuba Gnuman Barry
accompagné de 7 familles
dont 4 originaires de Sekoro
et 3 issues de Sebougou.
Au
départ, Pelengana,
village guerrier a été
capitale du royaume au temps
des tondjons entre 1757 et
1766 avec comme souverain
le même Kanuba Gnuman
Barry. Sous la dynastie des
Ngolossi c'est à dire
les Diarra entre 1766 et 1861,
le village prendra des proportions
étendues, surtout sur
le plan des terres de cultures.
En effet Torokoro Mary Diarra,
roi de Ségou entre
1850 et 1856, après
avoir noué un mariage
avec une femme de Pelengana
attribuera des superficies
appréciables de culture
aux gens de Pelengana. Sous
la période des Toucouleurs
Tall, entre 1861 et 1890 et
pour se soustraire de l'hégémonisme
Omarien, certains notables
ont opté pour l'exil
vers le Beledougou ( Kolokani),
Kignan ( Sikasso) et Dienan
( Bla). Pendant l'occupation
française entre 1890
et 1960, Pelengana a été
intégré au "
Kafo " de Mpèba
qui allait du Bani à
Boundo. Actuellement village
de l'arrondissement central
de Ségou, ce centre
péri urbain s'est immensément
étendu, atteignant
le Nord de la Comatex et vers
le Sud " Wereba "
suite aux lotissements successifs.
Différents
chefs de village se sont succédé,
entre autres : Kanuba
Gnuman Barry, Samakoro : Coulibaly,
Sery Coulibaly, Bignama Diarra,
Samakoroba Coulibaly, Nianzon
Coulibaly, Tiemoko Blé
Coulibaly, Dinan Guimba Diarra,
Kassoum Diarra, Bamarou Coulibaly,
Tierno Coulibaly et l'actuel
chef de village Brehima Diarra
. C'est ce centre péri
urbain qui forme à
la suite de la décentralisation
une commune rurale dont il
est le chef lieu en association
avec d'autres villages qui
sont : Koukoun, Mpèba,
Banankoro, Nerekoro, Diakoro,
Bapho, Seminbougou, Welengana
, Kolotomo, Djigo, Dozana,
Dialabougou Were, Tiekelebougou,
Ouessebougou, Banankourou,
Soungobougou, Mbezena, Fahira,
Fazana, Marabougou, Moussokorobougou,
Dougadougou, Siradiankoro,
Bandiougoubougou, Wereba.
La
Commune est limitée
au Nord par le fleuve Niger,
à l'Est par les arrondissements
de Markala et de Cinzana,
au Sud par la commune de Sakoiba
et à l'Ouest par la
commune urbaine de Ségou.
Les activités économiques
dominantes restent l'agriculture
sous pluie, l'élevage,
la pêche, le maraîchage
et l'exploitation du bois.
Ces activités sont
menées par des bamanan,
des peulh des bozo et des
diawambe
Yamoussa
Coulibaly Maire de Pelengana
: " A PELENGANA ON DEVELOPPE
"
A
54 ans ce Professeur d'Histoire
et de Géographie devenu
Proviseur du Lycée
Cabral de Ségou reste
l'un des pionniers du développement
de Pelengana qu'il connaît
véritablement pour
y avoir fait une partie de
sa vie.
C'est
en cobaye que lui et son équipe
ont accepté de diriger
une commune qui, comme toutes
les 702 autres du Mali, ne
possédaient aucune
ressource matérielle
sur laquelle il fallait compter.
Sans compter qu'il fallait
tenir compte de toutes les
appréhensions suscitées
après le découpage
des territoires . Yamoussa
Coulibaly et ses hommes, comme
ces tondjons de Ségou
dans l'histoire qui ne regardaient
jamais en arrière ont
fait fi de ces clichés
pour arriver aujourd'hui à
un résultat tangible.
Interview !
Le Segovien
: Monsieur le Maire, retournons
un peu en arrière.
Quand vous arrivez aux commandes
de la mairie de Pelengana
en 1999, quel était
l'état des lieux ?
Yamoussa
Coulibaly : Effectivement
nous sommes arrivés
aux affaires en 1999 à
la suite d'élections.
Disons le franchement, à
cette époque l'état
des lieux n'était pas
aussi brillant que ça.
Sur le plan scolaire par exemple,
pratiquement toute la partie
orientale de Pelengana était
sans infrastructures scolaires.
Au point de vue sanitaire
il n y avait que deux maternités
pour les 28 villages de la
commune dont une à
Pelengana village et l'autre
à Banankoro. Quand
on prend le cas spécifique
de Pelengana nous avons hérité
d'un terrain vierge. Il y
a eu par exemple des séries
de lotissement avec des caniveaux
qui ne répondaient
pas du tout aux normes et
aussi des rues qui en période
d'hivernage sont envahies
par les eaux à tel
point que des concessions
sont menacées d'inondation.
Bref, la situation n'était
pas tellement flatteur.
Le Segovien
: Vous arrivez aux commandes.
Quelles ont été
alors vos priorités
?
Y.C :
Bon, pour un départ
il fallait consolider les
acquis, réhabiliter
tout ce qui existe et faire
face à la construction
d'infrastructures scolaires
et sanitaires. C'est comme
ça par exemple que
nous avons ouvert une école
à Pelengana Sud pour
soulager les parents qui avaient
une inquiétude par
rapport à la traversée
de la RN 6 par les enfants,
qui venaient prendre des cours
au Nord. Sur le plan sanitaire
et conformément à
notre programme de développement
où nous avons convenu
de créer 3 Centres
de Santé, nous avons
pu faire un à Pelengana
Sud qui va être bénéfique
pour les villages de Fahira,
Wereba , Dialabougou etc.…Dans
le domaine de l'assainissement
nous organisons les populations
surtout avant et au cours
de l'hivernage pour curer
les caniveaux et recouvrir
certaines artères de
latérites. Au niveau
de l'hydraulique nous avons
réparé toutes
les pompes de la communes
( 20 au total ) pour plus
de 2 millions de F CFA et
au delà de ça,
dans le village de Fahira
nous avons réhabilité
un puits communautaire tout
comme à Fanzana ils
ont pu se doter du même
ouvrage.
Le Segovien
: Sur quoi vous vous êtes
appuyé pour réaliser
ces œuvres ?
Y.C :
Courant 2000 nous avons élaboré
un programme de développement
qui nous sert de repère.
Aujourd'hui avec toute l'équipe
qui se bat pour réaliser
ces œuvres nous pouvons dire
que les moyens humains existent
et c'est ce qui fait que les
partenaires croient en nous.
En l'occurrence des ONG comme
ALPHALOG ou une agence comme
l'ANICET contribuent à
la réussite de ce programme.
La tutelle nous a toujours
conseillé et soutenu
et voilà le résultat.
Nous avons des hommes et des
femmes qui n'ont pas la même
vision politique des choses
mais comme on ne peut rien
faire de durable que dans
la quiétude et la paix,
ils ont toujours eu comme
leitmotiv le développement
de la commune. C'est pourquoi
je leur enlève le chapeau
car le débat à
Pelengana est un débat
sain et constructif.
Le Segovien
: Tout n'est pas rose,
certainement il y a des entraves
à votre développement.
Y.C :
Effectivement il y a des embûches.
Le principal d'ailleurs n'est
pas l'apanage de Pelengana.
Il s'agit de l'incivisme.
Même si il vaut mieux
que certaines communes avec
30% de taux de recouvrement
il faut dire que c'est timide.
Bon disons que les populations
suivent tous les sons de cloche
qu'elles entendent. Certains
leur disent : faites comme
ça pour votre avenir
et dans la même période
d'autres arrivent à
leur dire : ne faites pas
ça. Cela soutend des
intérêts de x
ou de y.
Le Segovien
: Il y a peut être
la situation rebelle du village
de Banankoro qui ne veut pas
se rallier à Pelengana.
Y.C : La
situation de Banankoro, je
l'ai toujours mise dans un
contexte national. Partout
il y a des villages qui n'ont
pas compris et qui refusent
d'intégrer leur commune
d'origine. Bon, c'est un droit,
on est libre d'aller là
où on veut mais en
attendant qu'on ait satisfaction
il y a lieu de collaborer
ne serait ce que dans le sens
des actions. Au départ
ils ne répondaient
même pas aux convocations
mais avec le temps ils viennent.
D'ailleurs l'une des premières
actions fut de reprendre une
direction et une classe pour
le second cycle. Et quand
le FIDA voulait réaliser
quelque chose dans le village,
Rome a exigé obligatoirement
ma signature qui n'a pas tardé
car je me suis dit que le
développement de la
commune est très important
pour que je lui cause un préjudice
à cause de nos divergences.
Je ne leur dis pas de ne pas
se battre pour s'ériger
en commune mais si j'ai un
conseil à leur donner
c'est qu'ils travaillent avec
la commune car ce n'est pas
nous qui avons fait le découpage.
Nous ne sommes que les instruments
du découpage.
Le Segovien
: La proximité
de Ségou est-elle un
handicap ou un avantage pour
vous ?
Y.C : Les
deux à la fois. Il
faut savoir que nous bénéficions
des infrastructures de Ségou
en terme de référence
pour les soins sanitaires.
Et puis, étant donné
que le Mali est sans frontière
chaque fois que les populations
voient que certaines délibérations
pour payement de taxe se trouvent
élevées à
Ségou , elles se rabattent
sur Pelengana pour s'acquitter
de ses taxes. Mais le seul
problème qu'on a avec
Ségou c'est le problème
des sorties avec les postes
de contrôle vers Markala
et vers Bla qui se trouvent
dans le territoire de notre
commune. Il faudrait qu'on
se mette à table pour
discuter de ça parce
que ce sont des machines à
sous pour Ségou et
qui se perçoivent dans
notre territoire et cela même
si la loi est claire qui dit
que ces taxes sont perçues
sur les véhicules chargés
dans les gares routières.
Or ces véhicules sont
chargés à Ségou
et toute la perception se
fait à Pelengana. On
ne peut pas exercer sur notre
territoire une activité
qui génère des
ressources et qu'on se retrouve
les mains vides dedans. Nous
réclamons notre part,
surtout dans le cadre de l'inter
commmunalité qui est
aujourd'hui prôné.
Le Segovien
: Vous aussi, vous faites
ombrage à Ségou.
Vous avez éclipsé
la mairie de Ségou.
Y.C : Ca
c'est un jugement de valeur
qui ne m'engage pas. Moi je
suis là et je développe
avec mon équipe . Ce
qui se passe de l'autre coté
ne peut pas m'obliger à
prendre position. J'ai une
mission que j'accompli. Les
observateurs peuvent juger.
Le Segovien
: Si vous devez vous adresser
à vos populations que
leur direz vous ?
Y.C
: Je voudrai leur dire
que la décentralisation
est incontournable et que
ce n'est pas un phénomène
malien mais plutôt universel.
Sa réussite dépend
de la position que les populations
afficheront vis à vis
de la reforme. On ne peut
pas développer sans
argent. Donc qu'elles comprennent
qu'on ne peut pas être
réticent à la
perception des impôts
et exiger son propre épanouissement.
Cela décourage les
bailleurs de fonds qui de
passage nous aident avec l'argent
de leur contribuable. Si eux
mêmes se rendent comptent
que nous ne payons pas nos
impôts ça peut
compromettre la compassion
qu'ils ont pour nous.
L'aide
n'est pas le plat de résistance
du développement .
Propos recueillis par M.
Maiga
|
Nom
et Prénom
|
Age
|
Profession
|
Parti
|
|
Yamoussa
Coulibaly
|
54
|
Professeur
|
URD
|
|
Bourama
Dembele
|
48
|
Professeur
|
URD
|
|
Mahamane
Coulibaly
|
59
|
MSC
|
URD
|
|
Salifou
Djire
|
54
|
MSC
|
URD
|
|
Sekou
Dembele
|
41
|
Photographe
|
RPM
|
|
Kanda
Kouriba
|
50
|
Electricien
|
URD
|
|
Siaka
Malle
|
49
|
Professeur
|
URD
|
|
Assetou
Coulibaly
|
55
|
Enseignante
|
URD
|
|
Massaran
Keita
|
53
|
Agent
Pharmacie
|
RPM
|
|
Alhassane
Dembele
|
43
|
Professeur
|
ADEMA
|
|
Djotigui
Doumbia
|
52
|
Professeur
|
ADEMA
|
|
Moussa
Diarra
|
48
|
Cultivateur
|
ADEMA
|
|
Mahamane
Traore
|
46
|
Cultivateur
|
URD
|
|
Amadou
Karagnara
|
50
|
Eleveur
|
URD
|
|
Siaka
Tangara
|
47
|
Cultivateur
|
URD
|
|
Babenke
Diarra
|
60
|
MSC
|
URD
|
|
Manifa
Coulibaly
|
53
|
Médecin
|
URD
|
|
Sekou
Fane
|
48
|
Professeur
|
RPM
|
|
Pakuy
Kone
|
52
|
MSC
|
URD
|
|
Yacouba
Boro
|
52
|
Agent
Textile
|
PARENA
|
|
Gnoukoussa
Demba
|
53
|
Commerçant
|
PARENA
|
|
Bourama
Daou
|
34
|
Agent
Textile
|
CND
|
|
Herve
Dembele
|
55
|
Technicien
Santé
|
UDD
|
|
Youssouf
Diarra
|
36
|
Secrétaire
Général
|
Sans
Parti
|
| |
|
|
|
|
PALMARES
|
|
1995
|
Seydou
Tembelly Chef d'Arrondissement
central
|
|
1996
|
Ousmane
K. Simaga Esplanade
Hôtel
|
|
1997
|
ONG
ALPHALOG
|
|
1998
|
Alhassane
Dembele Directeur du
CTM
|
|
1999
|
Mairie
de Segou
|
|
2000
|
Coordination
des Artisans de Segou
|
|
2001
|
Abdoulaye
Sissoko directeur de
l'hôpital
|
|
2002
|
ONG
WALE
|
|
2003
|
Mairie
de Pelengana
|
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