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SOS POUR LE Theâtre
THIENTIGIBA DANTE
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La
scène, toute aussi
hilarante que revoltante,
a servi de lecon au ministère
de la justice cette année.
Alors que l'audience de
la cour d'assises battait
son plein l'an dernier
au théâtre
Thientigiba DANTE, une
fine pluie commencait
à s'abattre sur
la ville... |
et
surprit aussitôt le
Président de la cour
et ses conseillers qui voyaient
au dessus de leur tete de
l'eau qui suintait. Les Robes
en rouge changèrent
de place. Une fois. deux fois,
et puis trois... Finalement,
ils découvrirent que
toutes leurs retraites etaient
coupées. Résignation
! La séance fût
suspendue car la salle devint
une mare en peu de temps.
Ils n'y reviendront plus jamais,
comme cette année ou
ils élirent domicile
dans la salle des collectivites
territoriales.
Ce récit
dénote tout là
le calvaire qu'endure les
utilisateurs de cette salle.
Et pourtant, ce fut un joyau
dont l'inauguration se célébra
avec faste. Battie pour près
de 53 millions de F CFA, la
salle avait été
concue pour 1500 places, il
y a seulement moins de 10
ans. A l'époque, le
préfet du cercle de
SEGOU, BILA SINA GUINDO et
son comite local de developpement,
entendaient offrir aux jeunes
un endroit propice à
la promotion des arts et de
la culture d'ou ce nom de
baptême : THIENTIGIBA
DANTE, qui était
un conseiller de la cour du
roi de SEGOU au 18ème
siècle.
Aujourd'hui, le spectacle
qu'il présente est
affligeant et pousse à
la révolte. Tout le
toit est troué permettant
ainsi à la pluie de
surseoir à tout évenement.
Le système de sonorisation
est consternant. Avec des
murs qui renvoient l'echo
l'embrouillamini est total.
La ventilation est inexistante,
en dépit d'une vingtaine
de ventilateurs ornant la
salle. On se sert de son habit
ou d'eventails de fortune
pour tromper la chaleur. Ce
n'est pas fini. Cafards, salamandres
et autres moustiques cohabitent
avec vous sans le moindre
respect. Et si vous n'y prenez
garde, les quelques rares
chaises (2x100) qui ont pu
résister aux vandales
de la révolution de
MARS 1991, laisseront des
traces indélébiles
sur vos vêtements, rouillées
qu 'elles sont.
C'est
donc ça le Théâtre
THIENTIGIBA DANTE où,
depuis l'avènement
de la democratie, règne
une terrible confusion dans
sa gestion car étiquettée
"Maison du peuple".
De plus, personne ne veut
endosser les arrierés
d'electricité cumulés
et qui a conduit EDM à
déposer le compteur
depuis belle lurette.
Nous
venons d'apprendre ce mois
ci que le conseil de cercle
s'est emparé de sa
gestion et a soumis un dossier
au Ministère de la
culture.
C'est
de bonne guerre car la réhabilitation
de ce théâtre
est un DEVOIR DE MEMOIRE.
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