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MUNICIPALES
2004
QUEL MAIRE POUR SEGOU ?
Le
compte à rebours a
commencé depuis que
le gouvernement a communiqué
la date du 23 mai 2004 pour
la tenue dans notre pays des
élections municipales.
Un évènement
attendu avec beaucoup d'intérêt
pour les segoviens désormais
décidés à
mettre fin à leur lots
de choix hypothétiques
de Maires dont les exercices
de mandat leur ont apporté
très peu de réponses
aux préoccupations
existentielles et environnementales.
Justement, Ségou
des 4 milliers de balanzans
et du petit balanzan bossu
vit de nos jours, le spectacle
très peu reluisant
d'une ville fantôme,
délaissée ;
une ville dont la légendaire
coquetterie des années
de l'indépendance n'est
plus qu'un lointain souvenir,
sans la moindre perspective
de bon retour de cette période
faste.
Des environs
immédiats du plus grand
jardin communal sous les décombres
des ordures toujours envahissantes,
au marché du Château
jouxtant les locaux de l'Assemblée
Régionale ; du Grand
Marché voisin de la
Grande Mosquée du Vendredi
en passant par l'Hôpital
N. Fomba à moitié
enfoui et pris d'assaut par
des tonnes de déchets
; rien ne réjouit ;
odeurs nauséabondes
et pestilentielles ; des décors
devant lesquels les différentes
administrations et autorités
municipales ont lamentablement
échoué. Et
malheureusement avec des sommes
faramineuses en complicité
avec des GIE et Associations
budgétivores.
A Ségou,
la hantise de l'insécurité
urbaine et périurbaine
demeure, malgré les
efforts fournis sous les aisselles
de la CAN 2002 dans le domaine
de l'éclairage public.
Lequel perd d'ailleurs chaque
jour en luminosité
; l'eau et l'électricité
manquant à la Mairie
de Ségou.
Autre forme d'insécurité,
celle de nos routes, où
à aucun moment, l'on
a senti une quelconque volonté
politique d'endiguer ce fléau
meurtrier. Sinon de simples
communiqués laconiques
et de timides mises en garde
contre des milliers de charrettes
qui encombrent les artères
principales au grand dam des
décideurs, plutôt
soucieux de pouvoir espérer
sur de nouveaux mandats.
Au mépris
du devoir dignement accompli.
Ségou, c'est la persistance
de la spéculation foncière
où même récemment
des élus en fin de
mandat avec des agents municipaux
n'hésitaient pas à
mener des opérations
nocturnes dans des parcelles.
Arnaquant ainsi de naïves
gens puisque convaincus du
manque de suivi et de vigilance.
Les espaces verts
ont curieusement, eux, disparus
en plusieurs endroits.
A Ségou,
l'incivisme et la fraude fiscale
ont droit de cité.
Le maire sortant n'a-t-il
pas révélé
dans ses mêmes colonnes
lors de son interview fleuve
que les opérateurs
économiques du parti
qui l'ont aidé à
accéder à l'Hôtel
de Ville ne comprenaient pas
qu'on puisse leur réclamer
des taxes ou des patentes
à payer. Cela a toujours
été avec les
différents acteurs
politiques qui ont "habité
" cet Hôtel. Qu'on
aille tout simplement chercher
les raisons sur fond d'électoralisme.
Et mieux, quand ce sont les
Responsables eux mêmes
qui trichent avec le fisc,
il ne faut point s'étonner
de voir d'autres citoyens
leur emboîter le pas.
Autre défi,
c'est le dossier du jumelage
coopération qui bat
de l'aile depuis quelques
années. Or, c'est là
un domaine où Ségou
faisait des jaloux. Il convient
à ce niveau de s'interroger.
Quelle gestion pour la Maison
du Jumelage et quel est le
capital de confiance dont
jouissent les actuels locataires
auprès des partenaires…
A suivre.
La Voirie municipale
de Ségou, cheville
ouvrière d'un service
si vital, n'est plus qu'un
parc totalement désert.
Devenue un cimetière
d'encombrants vieux engins
sur cale. Mettant ainsi ses
agents en chômage technique
pour manque total d'équipement.
Après
cette brève visite
sur le terrain, l'on comprend
aisément l'état
d'esprit qui prévaut
chez les populations profondément
déçues, et partagées
entre regret, angoisse, méfiance
vis à vis de la chose
politique et de ses acteurs…
C'est précisément
sur le terrain des défis
quotidiens que les segoviens
attendent du pied ferme les
nouveaux locataires de l'Hôtel
de Ville et leur Chef. Il
faut dire qu'au pays de Damonzon,
on est capable de sursaut.
Et le réveil pour les
échéances à
venir pourrait être
très mouvementé…
Une attitude qui obéira
aux exigences de la Démocratie;
d'approfondissement et de
véritable ancrage de
l'attelage de la Décentralisation
avec des ressources extrêmement
limitées.
Autre grande
certitude. Il n'y aura pas
de place pour les médiocres.
Ségou ne voudra plus
d'un Maire mégalomane.
Plus de démagogue ou
de rhéteur. Pas de
Maire qui excelle dans la
pratique de la politique de
l'autruche. Non plus un Maire
affairiste, vendeur et trafiquant
de lots ou un Maire tricheur.
Dans moins de deux mois nous
connaîtrons ce Maire.
Il devra être loyal,
patriote, intègre et
aimant tout en respectant
ses concitoyens. Ségou
a besoin d'un Maire perspicace,
efficace qui a de la suite
dans les idées et dans
les actes.
Un Maire
qui se collera au chemin du
DEVOIR comme un timbre sur
une lettre et enfin un Maire
qui est capable de s'éloigner
du chemin des avantages et
des intérêts
sordides. Vous avez trouvé
????
Moctar
TALL
Autre
reportage du mois
THEATRE
CIENTIGUIBA DANTE : ATT REPARE
LA HONTE
La honte. C'était
ainsi que le journal Yeko
avait titré sur un
article depuis 8 ans qui garde
toujours son actualité.
Et que nous reproduisons ici
afin que le geste du président
de la république nous
culpabilise tous, d'autant
plus que comme écrit
Yeko, c'est une cinglante
gifle à l'histoire
car le théâtre
n'a rien de commun avec l'image
de l'homme dont il porte le
nom.
>>
Lire le reportage de Dramane
Bagayoko
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