PSYCHOSE
D'INONDATION A BLA
Nombreux sont ceux qui ont
en tête les affres
de ce mois de juin 1987
où 103 mm de pluie
sont tombés sur la
ville de Bla. On redoute
le pire, car moins de 20
ans plus tard on y pense.
Pourtant,
les autorités, en
décidant de venir
au secours des populations
avaient initié le
creusement de caniveaux
bien cimentés et
des petits ponts ont été
érigés à
la satisfaction générale
de tous. Un comité
de curage a été
mis en place et doté
de pelles, brouettes, gants,
dabas etc.…
Dès
lors, ces matériaux,
élus domicile chez
le président dorment
de nos jours. Malgré
de nombreux appels pour
amener à la raison
ce dernier, rien n'y fit.
Pendant ce temps la population
s'emploie à jeter
les ordures dans ces caniveaux,
tout comme les cadavres
des animaux ; lesquels,
dit plus haut ne sont jamais
curés même
en période d'hivernage.
A cause de cette négligence,
les 52 mm de pluie du 17
juillet dernier ont contraint
les habitants de certains
quartiers à passer
une nuit blanche. Heureusement
qu'ils se sont sortis d'affaire.
La
nouvelle équipe municipale
dirigée par Bourama
Sanogo aura beaucoup à
faire dans ce domaine et
dans cette localité
où on est réticent
à payer l'impôt
; où personne ne
veut se sacrifier pour la
cause publique et où
le slogan " Ca ne me
regarde pas, à l'Etat
de gérer " se
porte bien. Qui est l'Etat
dans tout ça ?
Sidi Bertele
PROMOTION
DES FEMMES
LES AMAZONES DE BLA
Depuis
un certain temps, le Cercle
de Bla demeure la vitrine
de la promotion féminine
au Mali. Le ton a été
donné par le Service
des Impôts, qui après
un constat alarmant des
recettes du Cercle comparativement
à ceux de la Région
de Ségou s'est vu
intimé d'agir à
temps, une préoccupation
que le Gouverneur de Ségou
est allé partagé
avec les populations du
Djonkala.
Un choix
qui rendit sceptique bon
nombre de gens fut opéré.
Mme Dembélé
Fatim Traoré, jusque
là anonyme à
Braoueli trouvait ici une
promotion qui allait la
mettre à l'épreuve.
Dame Fatim n'attendit pas
beaucoup un temps d'acclimatation
et d'adaptation. Elle secoua
aussitôt le cocotier
des intouchables. En un
laps de temps, Bla rivalisait
avec les meilleures localités
du pays en terme de civisme
vis-à-vis du fisc,
à la satisfaction
des autorités régionales.
On lui
colla depuis ce jour le
surnom de TATCHER. C'est
certainement cette expérience
qui a guidé les autorités
du pays à tester
de nouveau une femme pour
être Préfet
de Cercle. L'expérience
a-t-elle porté ses
fruits ? En tous cas, Mme
Maiga Kadia Foune Maiga,
après quelques mois
d'exercice est créditée
d'un bon jugement jusque
là. Elle a réussi
à organiser les élections
communales dans 12 communes
à la satisfaction
des partis politiques pour
un taux de participation
de plus de 40 %, jamais
réussi depuis l'avènement
de la démocratie
dans notre pays. Aujourd'hui,
on peut dire que depuis
son arrivée, Bla
est au diapason des nouvelles
technologies grâce
à ses relations avec
les Amis de Bla au Mali,
en France et en Italie.
Ce qui a valu au cercle
pour la première
fois d'être doté
de matériels informatiques.
Des lots composés
d'ordinateurs, de scanners,
de groupe électrogène
de 15 KVA, de machines à
écrire etc.….
Ainsi,
toutes les sous préfectures
(Yangasso, Falo, Touna et
Diaramana) seront dotés
de ces moyens. Bla s'est
distingué tout récemment
avec la première
femme Présidente
de Conseil de Cercle. Mme
Sangaré Mariam Diarra
élue MPR, est Secrétaire
Dactylo de son état.
Sur les 37 conseillers du
Cercle, 22 lui ont fait
confiance contre Mamary
Simpara de l'Adema. Militante
de première heure
de la défunte Union
Nationale des Femmes du
Mali sous le régime
de Moussa Traoré,
elle fut active dans la
Coordination des Femmes
de Bla sous la démocratie.
Au moment de son élection,
elle dirigeait un projet
dénommé Association
d'Entraide pour le Développement
(AED) qui couvre trois villages
de la Commune de Bla. Ce
projet est financé
par les Allemands et s'intéresse
à l'épargne
des femmes pour la fabrication
de jus de fruits.
Au cours
d'un entretien que nous
avons eu avec elle, Mme
Sangaré nous révèle
honnêtement qu'elle
n'était pas sûre
de son élection à
la tête de cette collectivité
et qu'elle n'avait pas le
choix entre le Conseil de
Cercle et l'Assemblée
Régionale, car dit
elle " quand on vous
fait confiance il faut s'attendre
à tout ". Est
elle consciente de la tâche
qui l'attend ? " Oui,
je mesure l'ampleur mais
je saurais arriver à
bout avec l'aide de tous
car un seul doigt ne peut
pas prendre un cailloux
" argumente celle qui
pense que tout ce qu'un
homme peut faire, la femme
est aussi capable de le
faire et d'ajouter qu'il
était temps que les
autorités et les
électeurs pensent
à la promotion des
femmes.
Ses
priorités, pour ce
prochain quinquennat, vont
se résumer à
la promotion de la santé,
de l'éducation surtout
la scolarisation des filles
et la lutte contre la pauvreté.
Sidi Bertele
Correspondant à Bla