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NIANANKORO
FOMBA LA PASSION DU METIER
Illustre personnage
dont le nom est porté
sur l'hôpital régional
de Ségou, Nianankoro
Fomba ne fut certes pas
une grande personnalité
dont le nom dépasse
les frontières du
pays mais demeure un pionnier
de la lutte sanitaire au
Mali.
Jamais de répit,
le toubib a succombé
ce 23 février 1983
de son manque de repos.
Le fils de Tiebara Ibrahim
Fomba est le premier enfant
du village de Koloko (cercle
de Dioila) qui poursuit
ses études à
Bamako. Il voit le jour
le 8 mars 1933. Ses études
se passent à l'Ecole
Jean Louis Monot (actuelle
ECICA) puis au lycée
Terrassons de Fougères
et celui de Bordeaux en
France.
Plus tard,
le voilà à
l'Université de Genève
en Suisse où il se
spécialise en Médecine.
Ce parchemin obtenu en 1969,
le fils de Bintou Fomba
est affecté comme
Médecin chef de l'Assistance
Médicale de Ségou.
En moins d'une
année, Nianankoro
est nommé Directeur
Régional de la Santé
de Gao qui couvrait à
l'époque tout le
territoire des 6eme, 7eme
et 8eme région d'aujourd'hui.
La tâche immense qu'il
a jouée dans le Nord
du pays lui permit d'obtenir
une bourse à l'Ecole
de Santé Publique
de Rennes en France. A son
retour en 1976, il est affecté
aux Grandes Endémies
du District de Bamako puis
revient à Ségou
comme Directeur Régional
de la Santé. On était
en 1978. Ceux qui l'ont
côtoyé, le
présentent comme
un infatigable dont la maison
ne désemplit jamais
de malades. Lui même
malade, retrouvait régulièrement
son lieu de travail.
En dépit
d'un abcès du poumon
(le Dr grillait cigarettes
sur cigarettes) Nianankoro
refusait le repos. Et ce
23 février, c'est
au cours d'une formation
qu'un malaise l'évanouie.
Evacué à Bamako,
les siens dont une femme
(Fanta Koné) et ses
trois enfants ne le retrouveront
plus en vie.
Nianankoro
repose au cimetière
de Niarela. La patrie qui
sait reconnaître le
mérite de ses enfants,
décide deux ans plus
tard, de porter son nom
sur l'établissement
hospitalier de Ségou.
Moustaph Maiga
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