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Mgr
JULIEN MORY SIDIBE L'ARCHANGE
DU " MAYA "
Le 7 décembre
1974 quand le Diocèse
de Segou avait eu la joie
de célébrer
l'ordination Episcopale
de Monsieur Sidibe, il devenait
par là le premier
pasteur africain de cette
maison du Christ. Mory était
en réalité
le vrai prénom de
baptême de celui qui
est né en 1927 dans
le village de Goualala.
Chez Sotigui
et Penda ses parents, il
est le seul chrétien
d'une famille profondément
musulmane. Son nouveau nom
deviendra Julien-Marie.
Son père meurt quand
il eut 10 ans mais ce dernier
aura le temps de l'inscrire
à l'Ecole des Pères
Blancs de Goualala. Lui
même décidera
d'aller juste après
au petit séminaire
de Faladie malgré
l'opposition des autres
membres de la famille. 1949.
Le Grand séminaire
de Koumi en Haute Volta
( aujourd'hui B. Faso )
lui ouvre ses portes. Ordonné
prêtre en 1957, il
est nommé à
Bougouni où il passera
1 année en paroisse
avant de diriger pendant
5 ans l'Ecole des Catéchistes
de Faladie. Puis il se décide
de poursuivre des études
de catéchèse
de sociologie et de théologie.
On était entre 1963
et 1965. A son retour Julien
Marie Mory Sidibe reprend
la direction de l'école
des catéchistes de
Ntonimba jusqu'en 1971.
Année où il
prépara pendant 3
ans sa thèse de Doctorat
en Théologie en France.
L'Archevêque de Bamako,
Mgr Luc Sangare l'informe
dès son retour en
1974 qu'il sera nommé
Evêque de Segou, ce
qui sera concrétisé
le 7 décembre de
cette même année.
Et depuis, celui qui voyait
l'Eglise de Segou comme
un " Nous " global
tripartite ( le " nous
" du Laïcat, celui
du monde religieux et le
" nous " des Prêtres
) est devenu une source
intarissable pour le pays
quand il s'agit de se prononcer
sur les grands défis
de la Nation. C'est dans
cet ordre qu'il a participé
brillamment à la
Conférence Nationale
du Mali en 1991. Les participants
à ce forum se sont
inspirés de son document
de 19 pages qui est une
méditation sur le
devenir de l'homme à
travers son espace temps,
son éducation à
l'école du passé,
vu par nos ancêtres…etc.
En décédant
ce lundi 17 mars 2003, le
pays perdait à l'instar
de Mgr Luc Sangare et Jean
Marie Cisse, un homme profondément
humain.
M. .Maiga
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