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MODIBO
SAKIROU TRAORE : LE SELF
MADE MAN
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"J'aime
ce que je fais. Je
crois que c'est l'essentiel
si on veut reussir"
!
Voici
la philosophie de
Modibo Sakirou TRAORE.
Parti
de rien au début,
l'homme a su forger
sa vie par la force
de son poignet et
la vigueur de ses
ambitions.
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Le
regard vif, impeccablement
habillé, le nom de
Sakirou raisonne à
Ségou comme le prototype
de l'homme infatigable qui
ne s'avoue pas vaincu devant
l'adversité.
Même
au plus fort de sa jeunesse
où le doute peut
s'installer. Il est l'homonyme
de l'ancien président
de la République
lui même ami personnel
de son père Zan TRAORE.
Pour les differencier on
le surnomme Sakirou de l'arabe
"petit" opposé
à Kabirou qui veut
dire "grand".
Le
Baccalauréat ne lui
sourit pas. Il prend la
vie à pleine dent
et commence son petit commerce
: le prêt à
porter d'abord. Mais il
va vite déchanter
car nous sommes en 1986
et les fonctionnaires maliens,
ces principaux clients,
courent des salaires de
3 à 6 mois.
Sakirou
et ses amis, un jour aucours
d'un pique nique sont stupéfaits
de voir qu'à Ségou
il n y a aucune structure
de location de chaises.
Il se jette ainsi à
l'eau et émarre avec
50 chaises. Trois ans après
il récolte les fruits
de son labeur. Les établissements
Sakirou s'agrandissent avec
divers produits surtout
des matériels de
spectacle et aussi une vidéothèque
sans compter la vente de
céréale.
Tout cela sur
fonds propres et un jour
c'est Babugunci, une caisse
de crédit qui vient
à lui pour lui proposer
de fructifier ses affaires.
L'expérience est
tentante et ça lui
reussit.
A
41 ans, VAN, comme l'appellent
ses intimes, est un mordu
de la jeunesse et du sport.
Tout son voeu est que la
jeunesse puisse avoir un
repère et demande
à Ségou de
taire ses rancoeurs pour
que d'autres puissent mettre
leurs ressources au bénéfice
de Ségou.
L'enfant
de Sikasso est un homme
désinteressé,
avisé, et il sait
de quoi il parle.
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