L'AFFAIRE DE SOROBA : C'EST
QUOI MEME ?
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F
CFA
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Soroba
est un petit village
de la Commune de Konodimini,
à 23 km de Ségou
sur la route qui va
à Bamako. En
1991 l'association villageoise
dont les récoltes
semblent se compromettre
par les granivores décident
de s'octroyer un prêt
à la BNDA. 614000
F CFA sont débloqués.
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Puis vint la campagne 1991-1992.
L'association villageoise
remet ça . Pour cette
fois 3223800 F CFA. Une dernière
fois, l'année suivante,
ce fut un autre prêt
pour équipement de
475000 F CFA. Soit un total
emprunt de 4312000 F CFA.
Deux ans vont se passer et
l'institution bancaire ne
verra rien venir.
Nous
étions donc ce 28 avril
1994 . La déchéance
de terme est prononcée
du côté de la
BNDA . Qui décide de
rentrer en possession de ses
fonds mais surtout applique
rapidement la pénalité
de 25 pour cent. Ce qui va
faire osciller le montant
dû à 5430426
F CFA.
Entre
temps, les deux parties décident
de régler l'affaire
à l'amiable. La BNDA
pense qu'elle a consenti assez
d'effort (6 ans d'attente)
auprès des villageois
de Soroba, raison pour laquelle
elle a commandité en
2000 un huissier. Ceux ci
leur devaient au 31 décembre
2000, 2209080 F CFA .
Pendant ce temps des villageois
qui avaient remboursé
leur quota à l' A.V
sur une liste manuscrite rétorquaient
qu'ils n'étaient plus
débitaires que de moins
du million de F CFA. Ce que
les écritures comptables
de la Banque ne reconnaissaient
pas.
Depuis
, c'est Me Souleymane Doumbia
qui s'est occupé du
dossier jusqu'au jour ou l'huissier,
s'appuyant sur la caution
solidaire que les villageois
ont signée et sur l'arrêt
de jugement numéro
94 du tribunal de Ségou
en date du 25 avril 2002 qui
condamne le village à
rembourser 1786553 F CFA plus
150000 F CFA de dommage intérêt,
se saisira de 83 bœufs qui
appartiennent aux villageois.
Une quarantaine seront retournés
et un autre qui d'après
le commissaire priseur Aliou
Keita était mourant
fut égorgé et
la viande vendue aux enchères.
Ainsi que 52 bœufs qui seront
vendus aux enchères
pour 2 250 000 F CFA au sieur
Madani Diarra le 18 juin 2002.
La
Radio Sido se considérant
comme la voix des sans voix
a donc donné la parole
aux villageois, à ses
auditeurs pour dénoncer
cette situation qui ne fait
pas, selon elle, la part belle
aux pauvres. Sans empêcher
de faire sa lecture de l'affaire.
Toute chose qui n'a pas été
du goût de l'huissier
et partant de l'ordre qui
a déposé une
plainte où toute la
direction de la radio et le
S.G du parti SADI de Ségou
sont poursuivis pour diffamation,
incitation à la révolte
..etc.
Ainsi donc ce lundi 20 octobre
le premier responsable de
ce parti à Ségou
est déféré
directement à la prison
et le lendemain c'est autour
de Amadou Cherif Haidara d'être
écroué.
Les
autres, étant tous
en voyage sont attendus pour
certainement connaître
le même sort. Une commission
de bons offices informelle
est à pied d'œuvre
pour parer à une situation
qui s'embrase de plus en plus
.
Moutta
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